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Assises de la création à Lyon, les 14 et 15 Juin - un atelier sur l'évaluation

L'atelier N°15 des Assises porte sur l'évaluation en matière d'accueil / accompagnement des créateurs d'entreprises. Avez vous des idées ? je suis preneur !

Je viens de recevoir le mail de confirmation de SID développement : l'atelier que j'avais proposé sur l'évaluation en matière d'accueil des créateurs est confirmé. En tant que "pilote" de l'atelier, je suis censé remettre un texte de présentation (400 signes) après demain... Au boulot !

C'est pourquoi je vous consulte, chers lecteurs de ce blog.

Mon idée de départ est la suivante. Les Régions (qui prennent le pouvoir) et les autres collectivités ne comprennent pas toujours l’utilité d’avoir en face d’elles cinq ou six réseaux d’accueil et d’accompagnement différents.

Les questions plus ou moins implicites deviennent alors : faut-il vraiment soutenir l’action de tous les réseaux ? et dans ce cas, n’y a t il pas recouvrement ? En termes de productivité et d’efficacité sur le territoire, les cibles des réseaux sont-elles vraiment différentes ? Et leurs méthodes, la qualité de leurs actions sont elles mesurables et comparables ?

Les réponses à ces questions doivent permettre de fonder les décisions de politique publique. Notamment celles qui consistent à financer l’accueil et l’accompagnement d’une part significative des créateurs sur la région ; en différenciant selon les types de créateurs (des personnes en difficulté vers les créations à haut potentiel). Et donc de valider le « rapport qualité / prix » de l’action de chacun des réseaux, en fonction de ses objectifs.ET, bien entendu, de ses impacts

Il me semble qu'aujourd'hui, les réseaux (tous les réseaux !) son plutôt demandeurs. D'ou, ci dessous, mon projet de présentation de l'atelier, que je teste auprès de vous (puisque je suppose que tous les lecteurs de ce blog seront aux Assises !) :

"Atelier 15 : Évaluer leur action ? les réseaux sont demandeurs !

"''Participants : Un représentant ... d'une région? de la démarche qualité d’Entreprendre en France ? des réseaux FORCE ? d'Oseo? (tout cela est évident, mais les noms restent à déterminer)

"Animation : Benoît Granger, Association MicFin ; rapporteur de l’instance d’évaluation « Aides publiques aux TPE »

"Problématique : On affirme que les créateurs bien accompagnés « marchent » mieux que les autres. C’est le bon sens, confirmé par des preuves empiriques.

Mais ceci ne suffit pas à l’évaluation. On peut montrer des impacts plus complets, plus probants de l’action des réseaux. Et d’ailleurs, la commande publique a besoin de « benchmarks », d’étalons, pour savoir ce qu’elle peut attendre de leur intervention.

Les réseaux affirment qu’ils sont prêts : politique qualité ; démarche d’évaluation interne ; normes ; certification ; référentiel métier… les progrès sont considérables, et les matériaux sont disponibles.

Comment mettre en place des critères et des indicateurs communs, disponibles autant pour les réseaux que pour les Régions, qui démontrent l’efficacité de l’accueil et de l’accompagnement dans la création de richesses et d’emplois par les différents types d'entrepreneurs ?

"Travaux disponibles : plusieurs audits lancés par des régions seront disponibles

les études commandées par l’instance d’évaluation (voir l'ex-Decas)

le rapport IGF – IGIC de 2001 sur le coût des réseaux

et, bien sûr, les documents de politique qualité des réseaux''

Voilà. Ce texte est trop long, il est très bavard, et il est peut être un peu paradoxal. Dites moi si ça vous parait une bonne intro à ces travaux !

A propos : le programme détaillé des Assises devrait etre là d'ici au 10 Avril.

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Commentaires

1. Le mercredi 6 avril 2005 à 08:09, par BOIVERT :: email :: site

Ce qui fait problème dans l'accompagnement, c'est 1 - d'abord de ne pas avoir une vision "honnete" de ce que chaque structure pratique réellement en terme d'accompagnement.
Ceci découle du fait que les pouvoirs publics "saupoudrent" les financements sur cette activité, sans stratégie véritablement définie. résultat: les structures passent une trop grande partie de leur temps à chercher des financements pour vivre, au profit de l'amélioration de leur professionalisme
conclusion: l'évaluation de cette activité reste difficile
2 - une véritable politique de "filière de la création d'entreprises" permettrait de mieux positionner le champ d'intervention de chaque structure et éviterait (!!) l'impression de chevauchement des interentions.
Au niveau régional (local) la multitude de structures entraine une mauvaise lisibilité pour les poteurs de projets/créateurs d'entreprises et surtout un esprit concurentiel entre ces structures qui amplifie le malaise
Une concertation locale est nécessaire et un réseau régional fédérant collégialement l'ensemble des intervenants serait plus judicieux, permettant ainsi à chacun de mieux comprendre ce que font les autres et donc ce que l'on a à faire soi même, et d'autre part un seul interlocuteur auprès des pouvoirs publics simplifierait et régulerait les relations avec les pouvoirs publics.
Désolée de ce long discours
Bonne chance pour l'atelier

2. Le mercredi 6 avril 2005 à 09:56, par VVA :: email

Le texte me parait une bonne intro à l'atelier. En tant qu'avocat, j'accompagne plusieurs créateurs d'entreprise chaque année dans des profils allant du quinqua licencié au jeune free-lance. Je pratique trop peu les "réseaux" pour avoir un avis représentatif. Ce que j'en vois ces sont les informations avec lesquelles arrivent les clients au Cabinet. Il y a de bonnes idées et de bons systèmes mais tout cela manque d'une coordination globale et cela est difficile à "mettre en musique" de telle sorte que 'in fine' on se passe des réseaux pour revenir à une approche basique de la création d'entreprise.

D'une manière générale, je suis toujours un peu désagréablement surpris de l'accueil que font certains réseaux aux créateurs, c'est surtout pour leur vendre un service, un produit, ... alors qu'on sait qu'au démarrage c'est 200% dépenses et 0% recettes de telle sorte qu'il ne faut pas charger la barque du créateur.

Bon courage pour l'Atelier.

3. Le mercredi 6 avril 2005 à 16:28, par Bernard Amiel :: email :: site

Que de battage sur l'aide à la création d'entreprise!... Thème "on-ne-peut-plus-tendance"...
Ce qui semble certain, c'est que le sujet absorbe pas mal d'encre et de salive... et très probablement pas mal d'argent public... Ceci pour quel(s) résultat(s) exactement? on ne le saura jamais si on continue,comme aujourd'hui, à mesurer ceux-ci avec des instruments qui n'en sont pas (je pense notamment: au nombre de créations et de disparitions).

Pour que des individus aient envie de créer (ou reprendre) des entreprises il n'y a pas de secret... il faut qu'il y ait plus qu'une carote... C'est "pas ou plus d'impôt" pendant 10 ans et "Zéro charge" pendant 10 ans... Bien sur avec quelques variantes nécessaires (calendrier de création d'emplois, etc...) mais surtout pas de mesures "faux-culs" consistant à reprendre d'une main ce que l'on a "donné" de l'autre...

TOUS LES CREATEURS VOUS LE DIRONT, IL FAUT 10 ANS AVANT DE VIVRE CONFORTABLEMENT DE SON ENTREPRISE. par "confortablement", il faut entendre compensation financière (et si possible au delà) des efforts supportés par l'entrepreneur et son entourage. Mais dans ce pays, savoir que certains gagnent de l'argent donne immanquablement des boutons...

Ce n'est qu'avec des mesures de ce type (même si elles sont ici un peu catricaturales) que l'on aura des bons créateurs d'entreprises et non pas des "épiciers" ou des "désespérés" à qui il faut tenir la main en permanence...
Encore une fois, tant que dans notre pays il n'y aura pas d'autres perspectives de carrière que la fonction publique, la grande entreprise et (maintenant) l'expatriation... on n'aura pas de créateurs d'entreprises capables de les développer et de les maintenir sur notre territoire.

Autre point non moins important: l'image du "privé" et du patron!... donnée par nos politiques (tous bords confondus) et bien entendu "tam-tamisée" par les média... Même Mitterrand avait compris qu'il fallait réconcilier le pays avec ses patrons (même si il n'a pas toujours bien choisi ses chevaux).

Pour l'amour de Dieu, quand allons nous enfin arrêter dans ce pays de gaspiller des fonds publics à des actions sans lendemain car partant sur des a priori de "médiocres"... Le social est tellement dans le vent, que même la création d'entreprise doit nécessairement prendre la forme d'une oeuvre sociale...

Lançons, comme Guizot il y a 2 siècles, "enrichissez-vous!"... on verra si vous aurez toujours besoin d'expliquer aux gens comment s'y prendre... et même de les "accompagner"... En tout les cas ça coûtera vraisemblablement moins cher à la collectivité.


Un chef d'entreprise de 57 ans (ex-créateur, ex-repreneur), qui a bien vite compris que dans ce pays il fallait vite faire des choix (et malheureusement pas toujours très citoyens).

4. Le mercredi 13 avril 2005 à 18:54, par Sylvain dc :: email :: site

Je participe à l'aventure jeunes-entrepreneurs.com et notre choix a été de travailler très en amont (lycées) pour transmettre le message suivant : Créer une entreprise c'est possible. Plus on s'y prend tôt mieux on s'y prépare, c'est un "rojet de vie".
Je suis par conséquent amené par ce biais et par mon activité professionnelle à rencontrer des créateurs d'entreprises et je résume en 2 points ce que je perçois:
- un manque de clarté (discours commun) de ceux que je qualifierai de premiers informateurs (Anpe, Assedic, CCI et DDTFP);
- une difficulté d'accès aux réseaux secondaires, (Asso locales, régionales, consulaires etc) du fait d'une forme de concurrence entre eux (subventions !) et donc un message un peu "brouillé";
Une question résultante régulièrement rencontrée : ne vaut il pas mieux que je me concentre sur mon activité et son lancement effectif plutot que de me "perdre du temps" pour obtenir une hypothétique aide ?
Il est certain que ce constat se dresse pour les activités qui ne nécessitent pas beaucoup d'investissement, mais il me semble que l'on touche dans ce cadre la grande majorité des créations d'entreprises.
En tout cas j'ai noté les dates du 14-15 / 06.

5. Le lundi 18 avril 2005 à 14:25, par Yann Riché :: email

La mesure, l'évaluation passe à mon sens par une qualification des porteurs de projet (motivations, niveau d'étude, expérience, situation dans laquelle est réalisée l'entreprise) ce qui permet ensuite d'avoir de réelles évaluations des réseaux. En effet comment autrement comparer deux réseaux si les profils et donc les objectifs sont différents.
Accompagner des jeunes créateurs diplômés d'écoles d'ingénieurs et accompagner un RMiste qui veut s'en sortir en faisant les marchés ce sont deux mondes différents et je passe sur les "indépendants" de caractère qui font un choix de vie professionnelle en dehors du salariat.
C'est donc le préalable à toute évaluation et mesure.

Le deuxième préalable est à mon sens de bien définir les missions, de fixer les objectifs pour mesurer le résultat. L'accompagnement est-il d'aider le porteur de projet à structurer son offre commerciale, est-ce la recherche de financements, est-ce de la formation? est-ce de l'information? est-ce du juridique, du comptable, du financier...
Ma position sur ce sujet est que le réseau vend ses prestations, certaines sont très bonnes, d'autres inadaptées et souvent elles ne sont pas personnalisées au "client". Personnellement, mon expérience de la création en tant que porteur de projet est positive sur les systèmes de parrainnage (mais je connaissais mon parrain qui, lorsque je lui ai évoqué le sujet, s'est proposé) et négative sur le reste (comptable cherchant du business et réseaux d'accompagnement peu intéressés car surchargés). A cette époque et aujourd'hui encore je ne vois pas de démarche qui vise en préambule à dire au porteur de projet : Monsieur, nous allons vous accompagner pour atteindre tel et tel résultat avec tel et tel moyen.

Je profite de mon message pour dire que ce que j'ai vu (et non mésuré) pour les réseaux d'accompagnement est vrai aussi dans le cadre des accompagnements des chomeurs en recherche d'emploi...

Je suis à votre disposition évidemment pour échanger et serais à Lyon certainement pour voir l'atelier.

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