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Les vingt ans de FIR dans l’euphorie

Les cinq mots clés de France Initiative réseau et ce qu’ils signifient. Des partenaires de plus en plus importants. De l’énergie à revendre. Et la fin d’une époque, avec le départ de Jean-François Gaudot.

Grande fête hier, 27 Avril, à l’ancienne Bourse de Paris pour l’Assemblée annuelle de FIR, et pour célébrer les vingt ans du réseau. Pour ses vingt ans, FIR avait inventé un exercice de recentrage : que signifient les mots-clés dont nous nous servons tous les jours ? pour un linguiste (FIR avait carrément embauché Alain Rey, le principal auteur des dictionnaires Le Robert) ?. Et que signifient-ils dans la vie de tous les jours des plate-formes ?

B Brunhes, JP Worms, JF Gaudot et les 20 ans de FIR

(A droite : Bernard Brunhes, l'actuel président, avec Jean-François Gaudot, le délégué général partant, et Jean-Pierre Worms, ancien président et actuel vice président de FIR)

L’exercice était fascinant. Après le linguiste au vocabulaire acéré, « les FIR », les présidents de plate formes, les animateurs, les entrepreneurs, les parrains, tous se remettaient en bouche ces mots qui, parfois, paraissent ressassés –qui n’a pas abusé une fois ou l’autre des « partenaires », des « réseaux », des « initiatives locales », du « parrainage », et enfin, de l’emblème du réseau : le « prêt d’honneur », dont Alain Rey disait qu’il introduit dans l’économie une notion morale qui lui est –à priori- tellement étrangère ?

Et les mots-clés reprenaient leur sens profond : « oui, les partenariats, je les ai vécus de près. Quand je suis arrivé dans l’Aine après avoir vendu ma maison, heureusement que je suis tombé sur Gérard Domange qui m’a ouvert toutes les portes, qui m’a donné tous les contacts, y compris à la banque. Il s’est montré partenaire. Les autres aussi », disait un chef d’entreprise à la tribune. Et Jean-Pierre Worms d’insister à son tour sur « l’honneur » : il ne s’agit pas que de morale, il s’agit aussi d’efficacité. Notre action prouve chaque jour que l’honneur des emprunteurs nous fait économiser la méfiance et les coûts de transaction qui vont avec.

Puis sont venus « les grands partenaires », plus institutionnels, témoigner de l’utilité du réseau FIR et des bonnes relations qu’ils entretiennent avec lui. Même si l’unanimité ne règne pas toujours sur la façon la plus efficace de faire avancer la création d’entreprise. Exemple ce bref dialogue à la tribune entre Michel Pinton, ancien président de FIR, et J-F Bernardin, président des Chambres de commerce : Pourquoi les Chambres de commerce sont elles sorties de Force, notre fédération ? Nous sommes d’accord pour collaborer, travailler ensemble, faire progresser la qualité professionnelle de l’accueil et de l’accompagnement, répondait en substance le président de l’ACFCI, mais pourquoi faire une super-structure ? C’est lourd et inutile !

(ci dessous : Jean-François Gaudot, délégué général sur le départ, présente celle qui va lui succéder, Anne Chatauret)

L’après midi avait commencé par les souvenirs, avec un brin de nostalgie ; bonne raison pour les citer à la fin. Avec une série d’interviews très courts, on a revécu quelques grands moments de la vie du réseau. Et les plus anciens cherchaient les quelques manquants : Antoine Queffelec, qui avait eu l’abnégation de « garder la maison », en plus de son travail, à une période ou « ça allait vraiment mal » ; Jean-Philippe Mallet, le père fondateur. Pourtant, nombre de ceux qui avaient participé à la création du « concept » de prêt d’honneur étaient là, comme Hugues Sibille, à l’époque dirigeant d’une coopérative de conseil et aujourd’hui à la Caisse des dépôts.

(photo ci dessous : puis c'est la fête, la musique et les cotillons --puisqu'on a 20 ans !)

Parmi les souvenirs, l’un était très politique, sur le mode : il faut faire de la politique, car cela nous est utile ; et car la création d’entreprise est un sujet consensuel. Jean-Pierre Worms rappelait qu’on était venu le chercher, au début des années 90, pour « sauver la boutique », car FIR était très endetté à la suite d’une gestion hasardeuse. Il était député socialiste, et il s’était rendu compte très vite que cela constituerait un handicap dans ses négociations avec l’État. « Coup de chance, dit-il, je repère dans la liste des présidents de plate forme un certain Michel Pinton, président d’une modeste plate forme siégeant dans son village De Felletin, sur le plateau de Millevaches. Je suis allé le voir en lui disant crument : "M. Pinton, voulez vous me servir de caution de droite ? », ce qui n’est pas la façon la plus suave d’entrer en contact avec celui qui, peu auparavant, avait crée l’UDF avec son ami Giscard d’Estaing !. Michel Pinton a dit oui. Il ajoute volontiers que, oui également, Jean-Pierre Worms et lui se sont partagés la présidence de FIR sur un critère simple : quand le gouvernement était à droite, FIR avait un président de droite, et quand le gouvernement était à gauche, FIR avait un président de gauche…simple question d’efficacité !

Puis c’était la fête, la musique et les cotillons, et l’actuel président de FIR, Bernard Brunhes, a fait applaudir le départ de Jean-François Gaudot –instant d’émotion- et l’arrivée de sa remplaçante, Anne Chatauret.

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Commentaires

1. Le mercredi 4 mai 2005 à 15:35, par Willot :: email :: site

Même si la nostalgie n'est pas mon fort, je trouve les photos très belles. Bonne idée de les avoir prises et mises en ligne !

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